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Commentaires des séances de 'copie au carreau'
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Lundi 10 septembre 2012, cette toile de Format 40P c'est-à-dire 1 mètre de large sur 73 centimètres de haut est peinte en Rouge foncé acrylique, puis une fois bien sèche, recouverte d'une grille de 2 centimètres de côté au crayon blanc de laboratoire et marquée tous les 10 centimètres d'un point jaune en acrylique.

Mardi 11 septembre 2012, à l'huile, je commence un morceau de 16cm par 10cm en haut à gauche de cette peinture ancienne puis mis en place un deuxième bout de 16cm par 10cm à suite horizontalement. Le Rouge du fond va bien pour faire le ciel mais je pense que pour le reste, il vaut mieux peindre sur un fond noir.

Mercredi 12 septembre 2012, à l'acrylique, je recommence le fond en Noir sur la largeur et une hauteur de 10 centimètres, en réservant les intersections des traits de la grille. C'est un travail de précision et de patience. Quarante huit photos 10x15cm montrant 5 lignes de 8 carreaux de la grille composent ce tableau.

Mercredi 19 septembre 2012, je pratique l'approche du fond foncé en direction du fond Noir souhaité soit en peignant le fond rouge en Noir tout en réservant les points d'intersection de la grille soit en retraçant la grille de deux centimètres à l'aide du crayon blanc de laboratoire. Cette méthode me permet de faire surgir les images de ce tableau d'un ancien temps dans lequel je devine le souci de son auteur à donner du volume ou du relief en même temps que de représenter les sujets de différentes couleurs avec parfois plusieurs couleurs sur un sujet comme sur le veau d'avant-plan.

Vendredi 21 septembre 2012, je peins le ciel en haut à gauche de ce paysage sur un bout de 32 centimètres de large sur 20 centimètres de haut et retrouve pendant le début de cette étude la sensation de la main des anciens maîtres de la peinture. Vraiement extraordinaire est cette communication à travers le Temps par l'image dans ses couleurs et son graphisme.

Samedi 22 septembre 2012, je continue le bois de la charpente soutenant le toit de la chaumière avec un bout de l'arrière-plan qui est sous le ciel et qui est cette campagne comprenant barrières, pré et arbres. On aperçoit une lanterne en haut à droite de bout de tableau que j'ai entrepris et qui est équivalent environ au sixième de la totalité de la toile. Que du plaisir bien réconfortant.

Lundi 24 septembre 2012, j'avance sur le bord gauche du tableau en peignant les prés, les barrières, le coq et la poule. Je remarque que la montée des couleurs se fait essientiellement avec de l'Ocre Rouge puis de l'Ocre Jaune avec bien entendu toutes les autres couleurs de ma palette.

Mardi 25 septembre 2012, la mise en place du poteau de la charpente sur le bord droit du tableau ouvre une perspective réelle pour peindre les éléments qui restent à étudier dans cette scène de la campagne d'autrefois que je reproduit avec mon pinceau et mes couleurs afin de voir tous ces êtres vivants de trois espèces, humaine, animale et végétale qui ont disparu il y a bien longtemps.

L'artiste est-il le dernier homme libre?

L'apparente raison nous conduit dans nos entreprises quotidiennes que nous souhaitons voir réussir dans notre paranoïa à vouloir appliquer une discipline acquise lors des succès constatés avec une évidence masquant le prix à payer au détriment de cette liberté qui pousse un enfant à jouer sans se soucier des dégâts éventuels et à penser qu'il peut toujours passer à côté de ce qu'il a cassé, l'emballage de son goûter comme tant d'autres gisant sur le parcours de sa déambulation le pousse à s'écarter des déchets, libre de toute contrainte et se sentant heureux.
Bien sûr, chaque âge a ses propres responsabilités et les extrémités d'une vie n'en ont qu'une, l'enfance de grandir et la vieillesse de se laisser soigner par les adultes agissant pour ces deux âges de l'existence.

Au cours du temps qui passe,
un enfant abandonné grandit seul quand même en mangeant ce qu'il touve jusqu'à son âge adulte
et un être vieillissant seul disparaît malgré tous ses efforts pour ralentir le processus.

Car, en effet, il est tout à fait recommandé de se souvenir que, nos artères et nos veines constituent un réseau sous la surveillance des plaquettes qui réparent tout risque d'épanchement, dans notre corps sans cesse reconstruit et défendu par les globules blancs avec les éléments apportés par notre alimentation, le sang qui nous habite, pulsé par un coeur, parcourant sans arrêt tout notre corps, de la naissance à la mort nous consumme à la température moyenne de trente sept degrés centigrades en assurant grâce aux globules rouges la ventilation par l'apport de l'oxygène inhalé par les poumons qui expirent entretemps le gaz carbonique issu de la combustion.

Et l'artiste, ayant sorti de ces limites, n'a pas d'âge en vivant une certaine immortalité dans l'irréel construit au fur et à mesure par ses oeuvres l'éloignant de plus en plus du commun des mortels, planant en liberté dans l'espace infini de ses créations sans se soucier du temps. Un plaisir virtuel, le bonheur total qu'il tente de partager mais qui a un prix qu'il paie lors de son réveil à la réalité. A-t-il vraiement vécu? Oui, seulement endormi dans ses rêves peut-être, souvent brutalement réveillé par la disparition d'un être cher, le retour à la réalité exigeant le seuvrage dans une nouvelle existence mitigé par mon effort d'adaptation et mon entourage réfléchissant à mon aventure artistique.

Nous sommes le vendredi 5 octobre 2012. Ainsi va ma vie d'artiste et, depuis quelques jours, la toile que j'entreprends subit une pause lorsque je me réveille à la réalité que je fuis dès que possible, épris de la liberté que je trouve dans ma peinture. Ce va-et-vient dans mes deux mondes provoque un certain malaise, un vertige pas désagréable. Est-ce une thérapie?
Comme on dit en notre Provence:"Il est fada ce pôvre louviou".

Mon traitement anti-dépresseur par la prise de deux cachets par jour de "Stablon 12,5 mg" (qui vient de passer en Classe B c'est-à-dire celle des stupéfiants) a été réduit à la prise d'une gélule de "Stresam" par jour. Mon hypertension, corrigée par la prise d'un cachet de "Prétérax 2,5 mg" n'a pas évolué. J'espère pouvoir arrêter progressivement mon traitement anti-dépresseur dans un avenir proche et que le printemps de 2013 m'apportera un soutien comme à tous les êtres vivants par le renouveau.

En attendant, je viens de créer une page pour peindre sur une toile ou un fond quelconque (mur, bois, bâche, briques, tôle, etc.) une étude de "La bergère endormie" réalisée par François Boucher et qui mesure 120 centimètres de large sur 130 centimètres de haut. Cliquez sur la miniature ci-contre pour vous rendre sur cette page si vous avez envie de recopier par la méthode de la copie au carreau cette ravissante pastorale ou simplement pour regarder les images.

Nous sommes le mercredi 17 octobre 2012 et j'ai conclu que mon blocage sur cette toile est provoqué par le traitement antidépresseur que je suis entrain de diminuer pour l'arrêter. En effet, peindre le seul visage humain, celui de la petite paysanne qui donne du lait aux deux veaux représente pour moi une grande difficulté sur le plan affectif et pour savoir si c'est la cause des médicaments, j'entame une révolution, celle d'octobre 2012, en essayant de peindre un portrait. Donc cette toile sera mise en attente tout comme d'autres toiles car l'humain que je suis est bien influençable et si fragile sur le plan émotif que la seule solution possible est le dédoublement de ma personnalité en devenant pour un moment un révolté révolutionnaire faisant volte-face devant ce danger qui menace le peintre amateur que je vis par un art qui me semble être ma sauvegarde, ne sachant plus quoi faire à part de m'occuper de moi-même comme c'est le cas ici.

Voici le portrait que je vais tenter de réaliser, celui de Mademoiselle Dasha, sur une toile de Format 8F mesurant 38 centimètres de large sur 46 centimè:tres de haut. Un sourire à la vie éclairé par un doux regard incite à la peinture.



Trouble de la dépersonnalisation

Mis en observation pendant 3 jours avec une psychanalyse complète de ma personnalité, je viens d'arriver à mon domicile après avoir soupé chez mon fils à la campagne. Je n'ai pas perdu d'appétit et après une soirée pour lire les 332 e-mails de ma messagerie internet, je me sens vraiement fatigué ce matin du mardi 23 octobre 2012 à 5H.

Des conseils m'ont beaucoup aidé à tenir le coup et à m'en sortir car je me sentais bizarre (croyant la folie), ne reconnaissant plus certaines choses comme si elles étaient irréelles. Donc, demain, je vais marcher beaucoup en faisant les magasins divers afin de me changer les idées pour commencer une cure contre ma dépersonnalisation.

Je ne suis plus qu'à 1 cachet de "Stresam" par jour en espérant de pouvoir m'arrêter le mois prochain au début du mois de novembre 2012. Hormis cette sensation d'être parfois bizarre, je vais me sortir de ce choc de deuil sans trop de dégâts grâce aux médecins et spécialistes que je remercie infiniment pour leur soutien et leurs recommandations.

Comme me le répète mon amie Amaria, la vie est là, belle mais je me rends compte à quel point je suis fragile en essayant de retenir cette partie de moi-même qui m'échappe parfois. J'en ai fait la triste expérience.

Jean Vichniacoff Arles le mardi 23 octobre 2012 va dormir tout le jour en vous priant d'accepter toutes ses excuses pour tout ce temps d'absence avec l'assurance de la reprise de cette toile campagnarde.

Samedi 27 octobre 2012, je me décide enfin à reprendre cette toile par le bord gauche et je me rends compte que je peins moins finement qu'auparavant mais je suis satisfait du rendu. Cette peinture est difficile à recproduire car j'ai l'impression qu'il y manque du 'volume' et le relief ou la profondeur des plans n'existe pas. On dirait une tapisserie. Après tous ces tracas de santé, je continue donc à peindre et c'est l'essentiel car je me sens bien maintenant en dormant beaucoup pour récupérer.

Lundi 29 octobre 2012, je continue le côté gauche de cette toile en peignant les deux pattes du veau situé en premier plan et le sol jonché de paille. C'est une séance intéressante et agréable.

Mardi 30 et mercredi 31 octobre 2012, je continue jusqu'en bas sur le côté gauche de cette toile en touches brutales avec des couleurs vives et je trouve ainsi beaucoup de plaisir en peignant. La moitié des éléments de cette peinture est mise en place et je me suis aperçu qu'il y a beaucoup de détails comme si l'auteur avait voulu raconter cette scène campagnarde.

Vendredi 2 et samedi 3 novembre 2012, le temps est triste et je trouve un peu de réconfort dans les couleurs tout en ayant une pensée affectueuse pour Francette. Je dors beaucoup et je me suis fait piquer contre la grippe. Je crois que c'est une bonne précaution pour une personne de mon âge. Je suis dans ma soixante dix neuvième année et je me surveille comme je peux. Dans dix jours, deuxième visite annuelle chez mon cardiologue, la première a eu lieu il y a six mois.

Dimanche 4 novembre 2012, les deux tiers de cette toile sont mis en place et jusqu'ici, j'emploie du Jaune en abondance et presque pas de Violet de Cobalt Clair. Cette séance a été bien plaisante.

Jeudi 7 février 2013, je reprends cette toile sur laquelle je me suis arrêté depuis le dimanche 4 novembre 2012, bloqué par une cause inconnue. Il est vrai que ma clim réversible était tombée en panne et je me chauffais avec un convecteur électrique d'appoint en tombant finalement malade avec une angine, la conjonctivite aux yeux puis une bronchite avec un traitement de trois semaines. Une nouvelle clim remplace l'ancienne et avec son chauffage, je suis guéri, mes yeux ne sont plus irrités, la reprise de la peinture a été possible mais un peu maladroitement. Il faut un peu de chaleur quand même dans un atelier de peintre.

Vendredi 19 avril 2013, je reprends cette toile après une pause de deux mois car j'avais besoin de chaleur et de soleil et à la fin de mes gambades pour recueillir des photos en 3D avec mon Finepix, je me suis senti disponible pour peindre.
Je jette assez brutalement les couleurs sur cette peinture et je me suis découvert de la hardiesse. Pourvu que cette surprise dure au cours des prochaines séances. La tête vide, je me concentre sur ma copie au carreau et redécouvre le plaisir des couleurs de ma palette qui n'a pas changé.



Samedi 20 avril 2013, il pleut et la toile est encore à l'arrêt car j'ai besoin d'avoir le mental ensolleillé par les couleurs pour peindre. Patience alors, le beau temps reviendra et j'en profite pour aller m'oxygéner sous la pluie avec ma nouvelle Peugeot 207.

Petit Farrès dont j'ai eu le bonheur et l'immense plaisir de peindre le portrait (cliquez ICI  pour le voir) est allé se faire se coiffer au Salon de coiffure près de chez nous et je l'ai photographié entre les mains du coiffeur puis en compagnie de son papa avec mon nouvel appareil Finepix REAL 3D W3 de Fujifilm. Beaucoup de classe, j'admire.

Aujourd'hui, dimanche 21 avril 2013, un brin de soleil illumine ma rue et je bondis de mon fauteuil placé devant ma télé pour me mettre face à mon chevalet, la tête rempli de lumière tant attendue. Je peins 'grosso modo' la dernière partie de cette toile représentant une scène de campagne. Maintenant, il ne reste plus que d'affiner les éléments, branchage, etc. mais l'ensemble est déjà acceptable.

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