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La peinture que nous allons réalisée va mesurer 120cm de large sur 80cm de haut
les carreaux du modèle à copier étant de 2cm par 2cm
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Pour réaliser une peinture de 480cm de large sur 320cm de haut
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Commentaires des séances de 'copie au carreau'
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Cette toile mesurant 120 centimètres de large sur 80 centimètres de haut est peinte en Noir acrylique, puis une fois bien sèche, recouverte d'une grille de 2 centimètres de côté au crayon blanc de laboratoire et marquée tous les dix centimètres d'un point jaune en acrylique. Par cette peinture, en vieillard nostalgique, je vais faire un pélerinage de soixante ans en arrière vers ma jeunesse.



Nous sommes le mercredi 2 octobre 2013 et je commence le coin en haut à gauche de ce paysage avec de la peinture à l'huile en mélange avec du médium à peindre. Je me suis senti transporté à travers les carreaux de la grille comme si je suis passé de l'autre côté. Le support n'est pas une toile mais un bout de 'Forex' de deux millimètres d'épaisseur qui est bien léger et solide.

Ça m'a fait tout drôle de refaire ma palette avec mes couleurs habituelles et j'ai brossé avec beaucoup de plaisir et peu de retenue, pressé de voir apparaître sous mon pinceau un bout de ce paysage de 18 centimètres sur 12 centimètres. C'est magique la "copie au carreau" et surprenant pour moi le barbouilleur. Une première séance bien agréable et j'en ai bavé de gourmandise.

Pour me punir de la gourmandise et après avoir conclu qu'il me serait difficile de peindre le ciel bleu en réservant les fines branches, j'ai gratté et lavé le morceau de 18 centimètres sur 12 centimètres que j'ai réalisé puis, j'ai peint pendant plusieurs jours le fond en Bleu Rex pour le ciel sur le haut de ce paysage en réservant les points d'intersection de la grille de 2 centimètres.

Le fond en Bleu Rex est presque terminé. Une grande partie est sèche. Encore une séance à peindre en réservant les points d'intersection de la grille puis attendre que ce soit sec pour commencer les branches du premier plan de ce paysage. De quoi m'occuper un bon bout de temps ce qui est essentiel pour ne pas abandonner la peinture, surtout sans raison valable à moins que ne surgisse un événement inattendu de grande importance.



Ce dimanche 13 octobre 2013, la partie du fond qui doit recevoir du ciel est complètement peint en Bleu Rex.
Ces commentaires constituent un monologue, parlant dans le vide, sans écho, je radote. Dans ma solitude, je ne suis pas seul, je suis avec moi-même. Ah quelle misère, j'ai pitié. Mais quel calme et je ne m'en plains pas. En douceur, je glisse dans le temps comme le pinceau sur le paysage. La sérénité.

Je profite d'avoir ce Bleu Rex au bout du pinceau pour repeindre le ciel uniformément en Bleu Rex ce paysage "violet12F" que j'ai délaissé depuis le jeudi 29 avril 2010. Ainsi les fleurs et le feuillage aux multiples couleurs ressortent davantage sur ce Bleu de l'Azur de notre Provence. Raviver cette toile serait une bonne idée.

Samedi 26 octobre 2013 après-midi, je reprends ce paysage en haut à gauche sur une surface de 18 centimètres par 12 centimètres, le Bleu Rex étant bien sec, pour y jeter quelques lignes aux branches du premier plan avec des touches de Violet Permanent sur lesquelles je pose différents Verts.

Dimanche 27 octobre 2013 après-midi, je continue ce paysage en haut à gauche sur une surface de 18 centimètres par 12 centimètres, sous le morceau que j'avais gribouillé hier.
Je ressens par l'image peinte, l'ambiance des végétaux avec toute leur tiédeur et leurs parfums tout comme lorsque j'y étais encore tout jeune, un adolescent entre quartorze et vingt ans d'âge.
Ah! ce bel âge ingrat où on se révolte contre tout ce qui agace et n'apprécie pas les choses à leurs justes valeurs, aveuglé par la crainte d'un avenir incertain, arrivant de nulle part, des antipodes.
Pour celà, je m'en veux un peu quand même d'avoir été aussi bête alors que j'avais une existence de prince. Pardon mille fois.

Lundi 28 octobre 2013, je marche sans arrêt devant cette fenêtre qu'il m'a semblé avoir ouverte devant laquelle je demeure interdit en contemplation. Un certain vertige me pousse à la prudence et j'hésite ainsi toute la journée à passer de l'autre côté. Je me rends compte que je me suis pris au jeu, les sensations par la peinture me projettent par magie dans le monde presque réel qui se construit au gré des coups de pinceau. On dirait que je n'ai jamais peint et c'est bien étrange de me voir ainsi effacé.
Mardi 29 octobre 2013, après une longue nuit de sommeil, un tour complet de cadran, le reprise se fait sans que je m'en aperçoive, comme un automate, la tête ailleurs, dans le temps, passé présent et futur tout confondus, laissant une impression que quelque chose est en mouvement quelque part de bien floue. J'avance tout doucement parmi les branches. Heureusement que les carreaux de la grille me guident sur ce paysage qui a nécessité une cinquantaine de photos quadrillées de dix centimètres sur quinze centimètres. La copie m'envoie sur un passe-temps de longue durée, de quoi m'occuper une bonne partie de cet hiver 2013-2014.

Mercredi 30 octobre 2013, j'avance tout doucement avec mes branches dans le ciel. C'est une séance sans trouvaille, de copie simplement sans pour celà être monotone. Je recopie en passant d'un carreau à l'autre comme si je dormais en peignant. En tout cas, c'est bien reposant la peinture dans ce sens. D'ailleurs, la photo que j'ai prise est un peu floue, j'étais sûrement dans la Lune dont j'avais bien sentie avec mes deux mains de la douce rondeur.

Dimanche 10 novembre 2013, on peut mettre le chauffage en route pour l'hiver et ne plus l'arrêter, plus ou moins fort selon le temps qu'il fait dans votre région. J'ai un peu froid et on dit dans le bâtiment alors que j'étais manoeuvre peintre:"Gelé comme un peintre" et c'est valable pour un peintre en tableaux car seul le pinceau bouge au bout des doigts et on est immobile. Depuis longtemps, j'ai remarqué que le froid fait son apparition le 10 octobre puis la douceur du temps revient jusqu'au 10 novembre où il arrive de nouveau pour ne plus nous quitter. Personnellement, ce sont deux dates à retenir pour le chauffage de chaque année et je prévois en conséquence pour mes séances de peinture.









Dimanche 19 juillet 2015, je reprends les pinceaux pour continuer cette toile laissée depuis deux ans durant lesquels j"ai subi un grand désordre affectif suite au décès de ma femme Francette survenu le lundi de Pâques 2012. Incapable de peindre comme je l'avais toujours fait en sa compagnie.

Une envie de solitude en me plongeant dans une peinture, celle-ci choisie au hasard parmi les nombreuses commencées et mises en 'stand-by', me pousse vers la campagne où je trouve la 'lumière du Nord' utile pour bien distinguer les couleurs.

C'est un plaisir renouvelé que je consomme en peignant plus fort qu'avant par des touches posées avec hardiesse. Un régal après tant d'abstinence obligée.

Comme la campagne est belle avec ses couleurs sous le soleil de notre douce Provence, je renais les yeux émerveillés comme si je retrouve une partie de moi-même perdue dans la douleur, égaré par une errance folle. Que mes enfants et mes proches me pardonnent s'ils en ont souffert. Grand merci pour leur patience.



Depuis ce 19 juillet 2015, je me suis arrêté de peindre pour économiser mes yeux. Mais l'envie de peindre est plus fort et mardi 5 avril 2017, je me suis remis devant ce paysage de mon enfance. Sur le fond éclairci, je barbouille sans retenue dans la bande du haut. Merci pour ce plaisir.






Depuis mercredi 6 avril 2017, je peins sur la terrasse à la campagne ce qui me fait du bien pout l'air et le moral. Plusieurs fois je me trompe dans les carreaux du modèle.

Faire, défaire et refaire comme une punition.

Je deviens vraiement vieux mais les couleurs sont un régal pour moi qui vois apparaître ce paysage sur la toile. Une émotion pendant ces séances de peinture.

Mercredi 12 avril 2017, sur un fond aux carreaux retracés, je continue le haut de la tour François 1er et malgré le grossièreté des touches, le rendu me semble d'un réalisme satisfaisant.






Je peins par différentes couleurs, les morceaux 10x15cm du modèle; les points d'intersection des carreaux 2x2cm sont mis en blanc. En attendant que ces fonds soient bien secs, je vais contempler les teintes de la nature dans la campagne.


Lundi de Pâques, dans l'entrée de ma maison, je continue le bas de la tour avec quelques arbres environnants en utilisant des verts et des rouges complémentaires.









Plusieurs jours de froid m'ont contraint de m'arrêter de peindre et le 27, je reprends par le quadrillage de toute la partie restante du bas puis, j'ai éclaici quelques parties du ciel par le glaçage au doigt avec du Blanc acrylique.


Essayer de dessiner des branches avec ce même Blanc comme dans mes premiers moments remontant à plusieurs années ,m'a bien plu car le séchage est rapide.


Puisque j'emploie de l'acrylique, en sachant que l'on ne le met pas sur de la peinture à l'huile mais cet exercice n'est qu'une aventure profitant des avantages des produits en pensant au pastel à l'huile ce qui me donne une idée supplémentaire. Une histoir de fou d'un vieillard peintre qui s'amuse pour passer le Temps.











La couleur noire pour le fond me manque énormément pour la montée des couleurs et je l'ai mise pour quelques morceaux 10x15cm. Samedi 29 avril, je retouche la Tour François 1er et je commence le pré au premier plan avec la haie qui sera éclaircie dans une prochaine séance.

Je travaille maintenant dans ma maison sous un néon 4800K lumière du jour. Dimanche 30 avril, je continue la haie toujours en préparation sombre et le pré avec ses poteaux et barrières. Quel plaisir devant ce paysage peint de 120cm par 80cm, format de certaines toiles de Vincent van Gogh.


Mardi 2 mai 2017, que le Temps pase vite, j'ai posé hâtivement le reste du paysage, le cèdre ressemblant ainsi à un vulgaire balai de branchage, pour avoir un aperçu de l'ensemble de cette peinture qui n'est que le brouillon d'une grand projet de 480cm par 320cm qui occupera une partie mes vieux jours.





Vendredi 5 mai 2017, je continue les branchages dont une partie est en préparation et la haie au premier plan est plus claire; le mur de la Tour est repris avec plus de détails. A chaque reprise, j'apprends un peu plus et c'est bien enrichissant ainsi en peinture.

Depuis cette séance, je me suis arrêté de peindre pour analyser ce que je viens d'apprendre, la technique pour chaque pavé 10x15cm est différente et je vais revoir quelques toiles de Vincent van Goh pour essayer de comprendre ce qu'il a peint sur la verdure.



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avec des goutelettes d'eau, une rose après la pluie, un bonheur de l'avoir vue ... merci


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